Jayce Lewis - Million part 1 Jayce Lewis n'est pas le plus connu des représentants de la scène rock-indus en France et pourtant ce dernier jouit d'une bonne réputation de l'autre côté de la Manche et ce depuis son premier long format Icon sorti en 2009, suivirent des tournées avec Killing Joke et Gary Numan lequel sera par la suite invité à collaborer tout comme Roger Taylor et Brian May cultismes membres de Queen. Le Britannique compte également parmi ses proches les zicos et compatriotes de Skindred ainsi que Burton C.Bell de Fear Factory (il y a d'ailleurs des similitudes dans leurs façons de chanter haut...), voilà vous avez un aperçu du carnet d'adresse du gaillard et ça c'est sans compter David Prowse (aka « Dark Vador »), pseudo père spirituel qui marquera de sa présence la vidéo de « Shields ». Influencé par la S.F et la culture musicale des années 80, le natif de Brigend va se créer un univers à mi-chemin entre la pop culture vintage qui l'a nourrie et la cyber plus actuelle dont il est issu, ça rappelle beaucoup le cas Orgy, les grattes en moins !

Million part 1 comme son nom l'indique est la première partie, la seconde est censée arriver en mars 2018, sept titres pour une demi-heure, perso je trouve cela un peu light quand on mise sur l'aspect conceptuel, sans présager de ce que sera la suite, l'ensemble aurait, à mon avis, gagné à sortir en version double album comme The fragile par exemple, la comparaison avec NIN s'arrêtera là cependant car le Gallois ne chasse pas du tout sur les mêmes terres que Trent Reznor mais plutôt sur celle de Front Line Assembly, en témoignent les ambiances distillées tout au long du disque et les sonorités technoïdes, mais le tout, en moins « dark » car faut pas déconner non plus, on n'a pas affaire à Alec Empire et l'on est ici plus proche d'un Depeche Mode remixé que d'un rejeton de Front 242 ! Pour autant et malgré une entame « kitsch » pas forcément engageante (« Created by you »), ce dernier réussit à nous accrocher avec son électro-indus froide et martiale (« Orderat », « Million » et « Shields »), non dénuée d'une certaine puissance mais également à nous toucher émotionnellement avec des titres plus mélancoliques et mélodiques comme « Unfamiliar » qui marque nettement la filiation qu'il peut y avoir avec le groupe de Dave Gahan ou encore avec l'ultime « We are on » (avec en guest Brian May, guitariste de la bande à Mercury) très représentatif de l'univers de Jayce Lewis et certainement le plus intéressant car à la croisée de tous ceux qui l'ont construit, à suivre...