marilyn manson the golden age of grotesque Marilyn Manson avait toujours réussi à provoquer une certaine surprise, évitant de nous servir deux fois de suite le même album... Là, là seule grosse surprise c'est que lors de la préparation de The golden age of grotesque, il se sépare d'une figure emblématique du groupe : Twiggy Ramirez (basse) est remplacé par Tim Skold (ex-KFMDM).
En effet ce nouvel opus n'apporte pas de grandes nouveautés, Marilyn Manson fait du Marilyn Manson et à lire et entendre combien il doit expliquer cet album, il est clair qu'à l'image de la pochette, c'est un peu flou à moins de suivre la bête depuis pas mal de temps... Les "This is a new st" et "mOBSCENE" sonnent très "Beautiful People"/"Disposable teens", le "Doll-dagga buzz-buzz zigety-zag" apporte enfin un peu de jouissance et c'est avec "Use your fist and not your mouth" que l'album s'emballe vraiment, les sonorités et les mélodies sont plus travaillées, nous entrons dans le vif du sujet et ça tombe bien car le titre "The golden age of grotesque" déboule juste derrière, on se remémore alors les meilleurs passages de Mechanical animals, la décadence est proche et c'est là que Brian Warner est le plus à son aise... Et quand ses idées sont soutenues par de bonnes rythmiques bien industriels les "what's my name ? what's my name ? Hold the S because I am an Aint" peuvent entrer en résonnance avec les "Ka-Boom Ka-Boom", même si ça balance davantage sur "Slutgarden". Retour aux jeux sur le son avec "Spade" (ou "le pic" !) qui accolé à "Para-noir" donnent certainement les 10 meilleures minutes de l'album, tempo, sonorités, airs, tout est millimétré, un régal. Petite pause et de nouveau un grand titre, "Better of two evils", simple et efficace mais pas lassant, un peu de hargne pour "Vodevil" et c'est déjà l'heure des obsèques...
En bonus, on nous file (selon les éditions) un DVD ou le titre "Tainted Love" (reprise de Soft cell) qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe...
On attend toujours beaucoup de Marilyn Manson, certainement trop, The golden age of grotesque est un bon album mais les quelques titres poussifs ne lui permettent pas d'accéder au rang de disque indispensable comme Portrait of an american family, Antichrist superstar et Mechanical animals.