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Wax Tailor Dans les années 90, Jean-Christophe Le Saoût n'est pas encore Wax Tailor lorsqu'il rejoint la formation hip-hop La Formule en tant que producteur, rappeur, compositeur et manager. Rien que ça ! Hyperactif dans le son, il anime en parallèle une émission de radio à Mantes-la-Jolie sur Droit de Cité. En 1998, il monte son label nommé Lab'Oratoire pour produire La Formule et des compilations de breakbeats. En 2000, c'est l'ouverture à l'international pour le parisien qui collabore avec les suédois de Looptroop, qu'il fait d'ailleurs tourner en France l'année suivante, sur le projet Breathing under water. En 2002, il est temps pour Jean-Christophe de la jouer en solo sous le nom de Wax Tailor. Ses première productions arrivent deux ans plus tard sous la forme de deux EP (Lost the way et Que sera / Where my heart's at) avec Charlotte Savary au chant et Maria Quaisse au violoncelle. Les bases musicales se mettent en place avec un mélange de hip-hop et de trip-hop. En 2005, le premier album Tales of the forgotten mélodies débarque dans les bacs et dépasse les espérances : plus de 20 000 ventes, une fréquence de diffusion en radio non négligeable (France Inter, Radio Nova, Radio Néo...) et par conséquent, son nom commence à tourner dans le monde musical international. A peine le temps de savourer son succès que Wax Tailor récidive en 2007 avec Hope & Sorrow, un deuxième album comptant la participation entre autres d'Ursula Rucker (The Roots, 4hero...) et s'assure un succès encore plus important que son premier long essai. Nommé à la fois aux Victoires de la Musique en 2008 dans la catégorie "meilleure musique électronique" et aux Indie Music Awards (USA), Wax Tailor profite de sa renommée pour composer Seize the day pour la bande originale du film Paris de Cédric Klapisch. En septembre 2009, In the mood for life sort chez Atmosphériques et comprend une poignée d'invités tels que l'habituelle Charlotte Savary, Charlie Winston, Sara Genn ou le MC anglais ASM.

Wax Tailor / Chronique LP > Dusty rainbow from the dark

Wax Tailor - Dusty Rainbow
Entre ses incessantes tournées mondiales, Wax Tailor a dévoilé son nouveau répertoire sur un quatrième album intitulé Dusty rainbow from the dark sorti à la rentrée dernière. Et cette fois, l'ambassadeur français de la scène trip-hip-hop cinématique passe l'épreuve du concept-album produit en trois phases : la composition des morceaux à base de sampling de vinyles, l'écriture de l'histoire en compagnie de Sara Genn, une artiste new-yorkaise, et enfin, enregistrer l'œuvre narrée par la voix légendaire du Britannique Don Mc Corkindale. A cela, vous ajouter un casting d'invités varié en fonction des styles (nu-soul, hip-hop, trip-hop jazzy...) et aux choix intelligents (Jennifer Charles d'Elysian Fields, Mattic, Charlotte Savary, Ali Harter et j'en passe) et vous tenez là un album qui a fière allure certes, mais dont l'écoute semble vraiment trop facile à digérer, trop prémâché, et manquant clairement de complexion. Aucune vraie surprise sinon les agréments de quelques titres tels que le tube "Heart stop" ou la groovy "The sound".

Wax Tailor / Chronique LP > In the mood for life

Wax Tailor - In the mood for life Ne me dîtes pas que vous avez échappé à "C'est sympa Wax Tailor, tu connais ?", "Tiens, Wax Tailor passe à tel endroit, tu viens ?", "Tu sais, c'est le français qui cartonne à l'étranger" ou bien "Il est 20h12, et nous venons d'écouter un extrait du dernier album de Wax Tailor". Mais, bon sang, qui est donc ce bonhomme qui commence à s'installer peu à peu, et depuis quelques années déjà, autour et dans notre environnement social et culturel ? Le parisien a eu le temps pour ourdir une formule passe-partout, un cocktail de trip-hop mâtiné de hip-hop. Passé d'abord par le groupe La Formule, à la belle époque du rap français, puis par divers projets, Jean-Christophe Le Saoût (son nom dans la vraie vie) à surtout su faire preuve de minutie dans le choix de ses échantillons, dans l'agencement de ses compositions et arrangements et puis dans la sélection de ses guests. Et c'est tout naturellement ce qui fait son succès à l'heure actuelle. In the mood for life est (déjà) son troisième album en cinq ans, de quoi ne pas le faire oublier sur la scène musicale. Si cet opus peut-être considéré comme un condensé de ses deux premières très bonnes productions, il n'en reste pas moins intéressant même si l'on s'attendait peut-être à quelque chose de plus surprenant. Magnant les ambiances avec brio, Wax Tailor puise autant dans le hip-hop instrumental à la Handsome Boy Modeling School, dans le trip-hop à la DJ Krush, dans l'electronica aux voix suaves que dans la soul ou le jazz. Ces 19 titres entrecoupés de "skits" dont certains pourraient être des morceaux tout à fait géniaux ("Escape thème", très inspiré par Portishead, en fait partie) s'enchainent relativement vite mais remet en question l'utilité de certaines. N'aurait-il pas dû privilégier certaines idées supplémentaires au détriment de titres insipides ("Go without you" ou "Fireflies") et d'introductions inutiles ? Des brûlots comme "No pity", "Until heaven stops the rain" ou "Leave it" sont des pièces maîtresses qui contribueront sans conteste au succès de Wax Tailor. Le magicien des sons n'échappe pas au difficile cap du troisième album mais semble avoir trouvé le stratagème en trouvant des guests qui n'ont plus rien à prouver (Charlotte Savary) ou qui sont appréciés du grand public (Charlie Winston). Sacré Wax !