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The Body Formation un peu à part, autant de part son "hyperactivité" musicale que son propos, résolument nihiliste et misantrhope, The Body est un duo sludge/doom/metal nord-américain ayant vu le jour en 1999 mais resté relativement dans l'ombre jusqu'en 2004, date de sortie de son premier album, éponyme. La même année le duo composé de Chip King et Lee Buford sort par ailleurs un split avec le groupe Get Killed avant de rester, d'un point de vue strictement discographique, quasi silencieux pendant près de six années, se "contentant" de livrer 2 EPs (Cop killer/Dead cops en 2005 et Even the saints knew their hour of failure and loss 2006) et surtout de tourner un peu partout jusqu'à écumer la scène hard (et extrême) indé du continent nord-Américain.

En 2010 cependant, The Body initie un nouveau mouvement dans sa carrière en sortant ce qui n'est qu'alors que son deuxième album long-format quelques onze années d'existence : All the waters of the Earth turn to blood. Acclamé par la critique spécialisé et devenu quasi instantanément une sorte de mini-hype dans les milieux autorisés, le duo se met alors à enchaîner les sorties à un rythme soutenu avec dès l'année suivante un album collaboratif avec le groupe Braveyoung, une compilation de raretés (Anthology ainsi qu'un split 7'' en compagnie de Whitehorse. 2012 est plus calme puisqu'elle voit le groupe ne sortir qu'un EP (The cold, suffocating dark goes on forever, and we are alone mais en réalité celui-ci fourbit ses armes pour livrer pas moins de trois nouveaux efforts en 13 mois (entre 2013 et 2014) soit l'EP Master, We perish et les albums Christ, redeemer puis I shall die here en collaboration avec le one-man-band The Haxan Cloak.

The Body / Chronique LP > Ascending a mountain of heavy light

The Body vs Full of Hell - Ascending a mountain of heavy light Quand le sludge, ode à la lenteur, croise le fer avec le grind, ode à l'expéditivité, on obtient un truc improbable, un oxymore musical. Pour un groupe qui se forme, c'est compliqué mais quand ce sont deux groupes déjà existants qui unissent des forces contraires, le résultat est explosif. Comme The Body et Full of Hell ont apprécié leur collaboration l'an dernier, ils remettent ça avec Ascending a mountain of heavy light. Extrêmement expérimental, ce nouvel opus fait la part belle aux rugissements d'outre-tombe, aux parasites électroniques, aux hurlements soniques et aux samples cradingues. Avec cette véritable bande-son d'un film d'horreur qui n'aurait pas besoin d'images pour te faire flipper, la fine équipe recule encore tous les curseurs, repoussant un peu plus loin les limites de la création et tranchant dans le vif le sentiment de l'auditeur qui n'aura pas d'autre choix que d'apprécier ou ne pas supporter. Ne va pas écouter The Body & Full of Hell en pensant entendre de la musique, rentre dedans comme tu le ferais pour une expérience sensorielle, et si tu n'as pas froid aux oreilles, écoute les titres dans le noir complet.