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Formé en 2007 du côté de son Ontario natal, Counterparts est un quintet hardcore mélodique originaire d'Hamilton, au Canada donc, remarqué dès ses débuts par un premier album (Prophets). Sortie chez le label indé Verona Records au mois de février 2010, il permet au groupe de se faire remarquer par un poids lourd (certes un peu en perte de vitesse depuis quelques années) de la scène rock et metal nord-américaine Victory Records. Un peu avant, soit à l'automne 2010, Counterparts sort un split-EP avec ses compatriotes de Exalt et embarque au début de l'année 2011 en tournée avec It Prevails et Shai Halud. Désireux de battre le fer tant qu'il est chaud, le groupe publie son deuxième album long-format à l'automne. Le titre : The current will carry us.

Counterparts / Chronique LP > The current will carry us

Counterparts - The current will carry us Au départ, on se dit que des groupes comme Counterparts, on en trouve quand même des palettes entières à l'heure actuelle. Mais surtout, on garde le frein à main avant de poser la galette de mange-disques lorsque l'on sait que ce The current will carry us arrive tout droit de l'écurie Victory Records, le label en perte de vitesse de référence depuis quelques années (Hawthorne Heights, A Day to Remember, Otep, Ill Niño, Silverstein quand même...). Certes, soyons honnêtes ils ont réussi quelques jolis coups il n'y a pas si longtemps (Between The Buried And Me, Comeback Kid), mais l'heure de gloire (avec notamment la grande époque des Boysetsfire, Madball, Thursday et autres Refused) est passée depuis longtemps. Sauf qu'avec Counterparts, le label revient dans le jeu, tout en simplicité avec un groupe encore méconnu en Europe mais qui fait bien mieux que simplement se défendre dans la catégorie hardcore mélodique.
"The disconnect", "I am no one" ouvrent le feu en ferraillant dans un registre extrêmement balisé, ce qui donne au départ plutôt raison aux détracteurs de ce type de groupes qui n'inventent rien et ne font supposément que dupliquer à loisir des recettes parfaitement calibrées pour faire mâle et remplir le compte en banque du label (parce que bon le groupe... hein c'est déjà plus compliqué). Du moins... sur le papier. Parce que d'une, Counterparts est dans son sillon et n'en déborde pas mais fait ce qu'il fait avec une efficacité plutôt redoutable, de deux, parce qu'il arrive également justement à amener un peu de diversité dans sa palette hardcore mélodique tout en assurant le quota minimum de hargne et de fougue punk syndicale ("The constant", "MMVII"). Le seul problème ici, c'est qu'au bout du compte, il ne va pas assez loin dans la prise de risques et se borne un peu trop à assurer le coup pour contenter tout le monde. Très bien sur la forme, mais presque trop (bien) sur le fond une fois passée la première demi-douzaine de titres.
Parce que ceux-ci ont beau s'enchaîner parfaitement ("Optimist", "Pedestal") avec au passage quelques poussées de fièvre HxC biens senties et autres cavalcades extrêmement bien produites ("Jumping ship", "Thank God"), au bout d'un moment, l'ensemble devient un peu répétitif. Difficile donc d'écouter l'album en boucle encore et encore. Par contre, quelques titres de ce The current will carry us pris à la volée, c'est l'idéal et dès lors, on confirme : Counterparts, ça fait quand même plutôt du bien par où ça passe.