Klogr - Make your stand La remuante biographie de Klogr n'est pas occultée dans la partie "bonus" du DVD qui présente chacun des chapitres de la vie du groupe au travers d'images studio, live et en répèt', avec des commentaires et des échanges entre les différents membres sous-titrés en anglais parce que ça parle surtout italien. On a ainsi 4 parties distinctes avec des line-up qui évoluent et entre 15 et 50 minutes d'immersion avec le combo, pour le fan, c'est forcément un régal, pour le profane, tout n'est pas passionnant et j'avoue que j'ai pas mal zappé même si l'ensemble rend bien compte du boulot de dingue qu'exige un groupe qui veut tenir la baraque sur CD comme sur scène.

Le point de départ du DVD, c'est tout de même la captation du concert donné à Trezzo sull'Adda, une ville où Klogr a posé ses amplis et ses caméras en novembre 2014 pour jouer des titres issus de ses premiers albums. Le "Live club" a l'habitude de recevoir de gros concerts (Nada Surf, Me First and The Gimme Gimmes, Millencollin bientôt, Godspeed You! Black Emperor, Sick Of It All, Mudhoney, Bad Religion ... en 2015), le groupe a de la place pour jouer, les caméras sont fixes et proches des musiciens, le public est ultra sage (il se réserve certainement pour Guano Apes qui jouera ensuite), les couleurs sont assez belles (le grain de l'image est impeccable) et le son tellement propre qu'on croirait du studio... Pour être tout à fait honnête, il ne se passe pas grand chose durant ce concert, l'intérêt est ailleurs, à la fois dans la démonstration du savoir-faire technique en live du groupe et dans la présentation de titres que l'on peut découvrir si on a raté les premiers épisodes...

Terminons par le début, la sortie de l'EP, Make your stand, trois titres, une dizaine de minutes qui paraissent au final bien peu à côté de tout le reste (plus de 2h de musique). Trois morceaux qui semblent élargir encore le spectre des envies et des capacités du groupe de Rusty qui touche autant à un métal classique (un peu de MetallicA pour le chant clair rageux), à un autre plus ouvert (des parties éclairées avec des sonorités proches de Porcupine Tree ou A Perfect Circle) et un autre plus brut de décoffrage (le son de la disto, l'enchaînement des riffs et des rythmes). L'ensemble sonne assez moderne tout de même et se laisse écouter grâce à un chant très accessible et des parties prog' qui ne s'éternisent pas.