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OWM = One Way Mirror, 3 lettres, du metal bien saignant et du gros son qui tabasse pour un pseudo derrière lequel se cachent rien moins que Guillaume Bideau (ex-Scarve, Mnemic), les frères David & Franck Potvin (Lyzanxia, Phaze I), Dirk Verbeuren (Scarve, Soilwork, Sybreed) et Loic Colin (Scarve, Watcha). Autant dire qu'à ce moment-là, on peut se passer de biographie tant les passifs des zikos parlent déjà largement pour eux en termes d'argument promotionnel et autre press-kit de base. Forcément, ces cinq-là enfermés dans un studio, ça ne pouvaient que donner un bon condensé de ce qui se fait de mieux en matière de metal bien burné, dopé aux hormones et samples indus bien sentis. Et comme c'est justement ce qu'il s'est passé dans le courant de l'année 2007, le premier album de One Way Mirror, absolument éponyme, débarque fatalement fin juin 2008 dans les bacs pour réchauffer l'été via Metal Blade Records.

Interview : One Way Mirror , OWMITW (sept. 2008)

One Way Mirror / Chronique LP > One way mirror

One Way Mirror - Cover One way mirror, les cinq membres du plus couillu des all-stars bands métalliques que notre contrée ait enfantée, n'ont pas cherché loin pour baptiser leur premier album. Et en même temps : pourquoi pas après tout ? Plutôt que de trouver un titre à la con, autant faire simple. Brut et efficace ajoutera-t-on à l'écoute de ladite galette. Mais on y revient. Avant toute chose, il convient de notifier une petite chose par écrit, à savoir que One Way Mirror n'a sans doute pas cherché à produire ici l'album le plus expérimental de ces vingt dernières années, ni même des dix, ni non plus des cinq... etc. On a compris, le quintet la joue plutôt "mainstream" sans doute avec derrière la tête, l'idée de venir chatouiller les écoutilles des meilleurs fleurons du metal américain, sur leurs propres plate-bandes.
One way mirror, l'album donc est ni plus ni moins qu'un bon gros catalogue de tout ce qu'il faut faire pour cartonner au rayon metal avec des mélodies rock bien addictives sur la carrosserie, des samples indus en guises d'enjoliveurs et une bonne injection de riffs sulfuriques directe en intra-veineuse, le tout couplé à une section rythmique qui remet les vertèbres dans le bon ordre avec puissance et maîtrise. Et le pire dans tout ça, c'est que ça marche foutrement bien... Car lorsque que "Destination device" déboule sur la platine CD, on se dit qu'on pourrait bien taxer les frenchies de la jouer "à l'américaine", là, les cinq zikos étouffent la critique et exécutent la concurrence d'une balle dans la nuque avec un single évident qui cartonne les tympans à coup de mélodies métalliques fulgurantes, de grosse base rythmiques, de guitares incisives, le tout bien servi par une production implacable. Samples industriels, groove animal, la machine à riffs se met à turbiner à fond de cale et le quintet dépose avec une délicatesse pachydermique quelques petites mines à fragmentations du calibre d'un "As you are now", "Redream" ou "Sockracer", avant le gros clash trashisant "Danger calling".
Evidemment, un disque de la trempe de One way mirror a un évident besoin de tubes qui pourront défourailler les radios "metal". Chez les frenchies, on a ça en magasin et ça s'appelle "Keeping me away" et c'est urgent, mastoc, sulfurique. On s'en doute aussi, à brasser large dans tous les registres, on se risque parfois à passer parfois un peu à côté de son sujet... Et pourtant, pas ici. Si le groupe expérimente le hit mainstream avec "Empty spaces" (pas forcément le meilleur titre de l'album toutefois), il muscle parallèlement son jeu avec "Deprived of connection" ou "21st century". Matraquage power-metal, hurlements rageurs, textures digitales, grosse puissance de feu... ça gueule, ça blaste à tout va et le tout s'entrechoque gaiment dans les enceintes, les One Way Mirror respectant allègrement le contrat initial : à savoir proposer un véritable blockbuster métallique made in France qui n'ait pas à souffrir de la comparaison avec leurs contemporains venus de l'autre-côté de l'Atlantique. Une entreprise de démolition métallique qui joue avec les genres sans se soucier de faire autre chose que de l'efficace qui savate sec. Et comme les frenchies ont voulu la jouer également un peu décalé, ils nous lâchent en pleine face une cover bien musclée et saillante du... "Relax" de Frankie goes to Hollywood (oui... ils ont osé). Instantanément culte. Comme les cinq ne sont pas que là pour rigoler, ils finissent le travail sur "Liberation". Un brulôt métallique sur lequel le combo passe en mode "rouleau compresseur" pour tout raser sur son passage et conclure sans ciller un album de pur metal hi energy aux fulgurances industrielles et à l'impact foudroyant.