metal Métal > Skinlab

Biographie > Vieux peaux, meilleures confitures

Skinlab s'est formé en 1995 à San Francisco avec à son bord Steev Esquivel (basse, voix), Mike Roberts et Gary Wendt (guitares) ainsi que Paul Hopkins (batterie). Après un EP et quelques albums, le groupe se sépare en 2003 suite au départ de deux membres importants pour se reformer en 2008 avec le disque The scars between us à la clé. Pendant le hiatus du groupe, Steev Esquivel et Steve Green ont crée un autre groupe du nom de Re:ignition.

Bound, gagged and blindfolded (1997)
Eyesore (EP, 1998)
Disembody : the new flesh (1999)
Revolting room (2002)
Nerve damage (2004)
Skinned alive (2008)
The scars between us (2009)

Skinlab / Chronique LP > The scars between us

Skinlab - The scars between us 2009 aura été l'année de moult retours et parmi tant d'autres celui de Skinlab, groupe de seconde zone derrière les cadors de l'époque qu'étaient Machine Head et Pantera. Dès le premier titre qui porte divinement bien son nom ("Face of agression"), le groupe choisit de scotcher les tympans et de marquer les esprits avec une baffe power metal qui n'a rien à envier à personne : riff en mode agression perpetuelle, dynamique qui déménage un maximum, une voix sur-virile qui racle tes neurones et galvanise tes petits instincts guerriers, un solo incisif qui vient marquer une accalmie pour repartir de plus belle avec un tempo d'écervelé. Le groupe poursuit son matraquage auditif de fort belle manière avec "Amphetamine gods" et son déchainement de décibels efficace en diable : mention excellent. Et les titres vont s'enchainer sans que l'on ait quoique ce soit à redire sur la prestation convaincante du groupe ou sur la qualité des morceaux qui font preuve d'une constance et d'un groove néo-métallisant empreint de lourdeur mais pas dénué pour autant de subtilité ou de nuances. Sur "Still suffering" par exemple, Skinlab se calque sur les accalmies d'un Machine Head et des ambiances écorchées d'un Pantera pour un moment en forme de best-of power metal 90's très réussi. Certains maugréeront dans leur coin que le groupe fait preuve d'un manque d'identité flagrant sur ce titre (et un peu sur d'autres plages également...) en piochant chez les voisins de paliers, mais on préferera plutôt dire qu'ils ont une aptitude insolente à s'approprier les codes des autres pour un résultat plutôt classe. D'autant plus sous influences sur le dernier morceau éponyme "Scars between us" ou le frontman de Skinlab se mute en un Anselmo des grands jours sur certaines phases mélancoliques de toute beauté, rendant l'impact du déploiement de puissance exacerbée encore plus savoureux et percutant aux oreilles. Finalement très appréciable donc ce retour des Skinlab avec un disque qui foudroie l'auditeur tout en prenant soin de lui ménager quelques temps-morts joliment amenés.