Steven Wilson - Insurgentes
La quarantaine juste entamée, les cheveux raides et les lunettes inexorables, Steven Wilson est un artiste aussi discret que sa contribution à la musique électrique est novatrice. Intellectuel, peut-être, sensibilité contemporaine d'une fécondité rare, c'est certain. Tour à tour tête pensante de Porcupine Tree, membre de side-projects tels que Blackfield ou No Man, l'english man brille aussi à la production d'Anathema ou d'Opeth. Grand lorsqu'il s'agit de court-circuiter les canaux traditionnels de l'industrie musicale, Steven Wilson migre à Mexico en 2008 pour donner naissance à son unique album solo en date, Insurgentes. Œuvre au-delà d'un quelconque CD, cet essai fructueux propose tout un univers post-industriel, parsemé d'influences de tous bords. C'est prog, drone, metal, pop., peu importe. L'essentiel est ailleurs : cette délibération musicale instantanée est un produit de luxe. Et avec les mêmes exigences que Wilson sort Grace for drowning en septembre 2011. Il y dévoile ses influences des années 70, entouré par de nouveaux musiciens. C'est avec ce double disque qu'il entame une tournée, en Europe et aux Etats-Unis, marquée par la collaboration avec le crazy-drummer Marco Minnemann et une imagerie millimétrée signée Lasse Hoile.