Trust - Live Hellfest 2017 Au printemps 2011, Trust avait subitement mis un terme à sa reformation sans honorer les concerts à venir dont une prestation programmée le samedi 18 juin au Hellfest. 5 ans plus tard, on a le droit à une re-reformation avec un nouvel arrêt au Hellfest et le samedi 17 juin 2017 à 19h, la bande à Bernie Bonvoisin monte bien sur la grande scène de Clisson sous un beau ciel bleu et la tête protégée par son bob fétiche (Bernie a bien fait d'éviter une carrière dans la mode).

Tu n'étais pas au festival de l'enfer ce jour-là ? Voilà un DVD pour vivre le truc. Tu y étais ? T'as donc enchaîné les shows de Los Disidentes Del Sucio Motel, Ultra Vomit, Phil Campbell and The Bastard Sons, Ugly Kid Joe, Chelsea Grin, Frank Carter & The Rattlesnakes, Mars Red Sky... et t'as peut-être cru bon faire une pause bière/bouffe pendant que les vieux briscards attaquaient leur show, voilà un DVD pour revivre le truc. Sauf qu'après, en bonus, tu ne pourras pas t'enquiller Chelsea Wolfe, Airbourne, Primus, Apocalyptica, Aerosmith, Opeth et Suicidal Tendencies (oui, ça peut être long et dur un jour de festival). Alors ce DVD (ou le CD puisque tu as les deux versions disponibles) t'offre une vue imprenable sur la scène (les images captées avec la caméra sur l'énorme bras sont top) et un son ultra propre.

Le set commence avec un titre inédit intitulé "L'Archange" dont on retient rapidement une partie du refrain (Ni dieu ni maître) mais dont le reste des paroles doit être sacrément compliqué car Bernie lit ses propres textes sur les retours (et pas que pour cette chanson)... Morceau assez punchy avec une belle partie de guitare qui est l'occasion (pour moi) de découvrir le petit nouveau dans le line-up à savoir Christian très à l'aise derrière sa batterie (le gars semble ne pas suer !). On passe en terrain connu avec "Marche ou crève" où les deux capitaines de navire vont faire un tour au milieu du public grâce à l'avancée de scène, Nono s'éclate, le public massivement présent aussi. Ce n'est qu'après le quatrième morceau (le toujours excellent "Au nom de la race"), que Bonvoisin lâche un "bonsoir" et échange un peu avec le public, s'il est plus loquace d'habitude, c'est que son temps de parole n'est pas limité comme ce soir où le groupe n'a qu'une heure de scène. Un autre titre est inédit, c'est "Démocrassie", assez blues rock, pas vraiment hard, pas vraiment punk, la seule liaison avec le passé ce sont les textes engagés, car pour le reste, ça joue tranquillou. On arrive vite à "Antisocial" qui devra être recommencé (comme à chaque fois ?) histoire de faire un peu plus hurler le Hellfest. Le tube est chanté en partie par le public (normal) mais du coup pas par Bernie, et ça, ça passe assez mal (sauf si tu gueules les paroles toi aussi), ce n'est pas forcément leur meilleure version.

Comme on a à peine 9 titres pour ce show, on a le droit à un bonus, en l'occurence le "Antisocial" capté à Strasbourg (pour les Artéfacts) où le groupe a joué avec Anthrax en français et en anglais. Et c'est tout. Pas de docu, pas de making of, pas d'images backstage, rien, nada. 1h et quelque de musique et basta. C'est donc un choix curieux quand on sait que Trust envoie une bonne grosse quinzaine de titres sur près de heures de concert quand ils ne sont pas en festival. Mais certainement qu'un DVD intitulé "Trust au Chato'do" ou "Trust au Moulin" risquait d'être moins percutant qu'avec la marque Hellfest et je ne parle même pas d'un "Trust live à Hérouville", "Trust live à Longuenesse" ou encore un "Trust live à Equeurdreville" carrément pas vendeur sauf que la set list et l'interprétation aurait peut-être été en béton armée avec "Police-milice", "On lèche, on lâche, on lynche", "Certitude... Solitude...", "Le mitard"...