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Tvivler / Chronique EP > Negativ psykologi #2

Tvivler - Negativ psykologi #2 On avait particulièrement goûté le premier EP des Danois. Voici le deuxième épisode de cette psychologie négative. Au programme, pas de changement radical et c'est tant mieux. On a toujours affaire à un post-hardcore à base de Fugazi pété aux hormones couplé à du Converge un peu pompette. On reprend là où l'on s'était arrêté avec "Kollaps" (oui, les titres sont plutôt marrants), qui fait office de shot de Redbull gonflé par un son de basse monstrueux et des petits breaks bien sentis. "Naensom" commence comme un vieux morceaux de Slayer entrecoupé d'un petit break tout ce qu'il y a de punk rock. Le groupe déballe toujours les plans surprenants les uns derrière les autres, se moquant bien des occasionnels chocs de culture comme en atteste l'excellent final mélodique de "Voldsom". Coup de boutoir final avec "Overflod" en mode super-véloce et un peu plus torturé. Bref, Tvivler chante toujours danois, mais on adore toujours autant leur pot-pourri de post-hardcore ultra-moderne, authentique et décomplexé. L'ensemble des deux EP s'avale comme du petit lait. A quand un épisode #3 ?

Tvivler / Chronique EP > Negativ psykologi #1

Tvivler - Negativ psykologi #1 Quatre Danois super énervés qui balancent quatre titres super énervés. On pourrait se contenter de résumer ainsi Negativ psykologi #1, premier méfait de Tvivler. Pour vous situer le champ de bataille vous pouvez vous imaginer pris dans des tirs croisés entre Botch et Converge. Des cordes froides et tendues comme celle d'un string, une vélocitude à en fatiguer Usain Bolt et une voix qui hurle au désespoir à la façon d'un David Yow. L'expérience est courte (un peu plus de 10 minutes) mais intense. Voilà quatre scuds qui passent comme une lettre à la poste sans manquer de laisser des cendres sur leurs passages et des traces dans votre mémoire. En effet Tvivler ne se contente pas de sauter dans tout les sens en bavant sur son micro et fait preuve d'une vraie petite originalité avec des plans qui sortent vraiment du lot par endroit, notamment "Almanak" et son riff qu'on n'aurait pas osé sortir devant Kurt Balou, mais qui là en l'occurrence marche du feu de dieu, de manière totalement inexplicable. Concis, précis, efficace, plus varié que la plupart mais assez cohérent pour être rassasié. Ah et au fait, ils chantent danois, mais comme dans le hardcore on pige rien aux paroles, tu t'en fous.

Tvivler viendra jouer à Paris (Gibus) le 10 décembre puis à Nancy (au 103) le 11 décembre.