metal Métal > Walls of Jericho

Biographie > Les murs de Jericho

Walls of Jericho est connu pour être un groupe de HardCore emmenée par une tatouée qui envoie du lourd... Mais à part ça ? A part ça, c'est un groupe formé à Detroit en 1998 sur les cendres de deux autres groupes (Earth Mover et Apathemy) qui sort son premier album en 1999 (A day and a thousand years) et qui fait suffisament de bruit pour signer chez Trustkill Records, une référence dans le milieu HxC. The bound feed the gagged fait surface en 2000 et puis le groupe fait une très longue pause (on les croit même abattus) avant de revenir en 2004 avec un petit changement de line-up Dustin Schoenhofer étant remplacé à la batterie par Alexei Rodriguez (ex-Catharsis), les guitaristes Chris Rawson et Mike Hasty restent en place tout comme Aaron Ruby à la basse avec bien evidemment toujours Candace Kucsulain en première ligne. All hail the dead permet aux Walls of Jericho de reconquérir rapidement leur public et de largement l'agrandir... Des tonnes de concerts (sur ce plan-là, ils ne sont pas avares !) et le retour de Dustin derrière les fûts plus tard on les retrouve en 2006 avec With devils amongst us all.

Review Concert : Walls of Jericho, Eastpak Resistance Tour 2004

Interview : Walls of Jericho, entretien avec Chris (octobre 2004)

Walls of Jericho / Chronique LP > With devils amongst us all

walls_of_jerichojpg.jpg Regonflé à bloc par la scène et le retour de son batteur d'origine, Walls of Jericho envoie du gros de chez gros avec With devils amongst us all ! La prod' de Ben Shiegel (Chimaira) est nette et sans bavure donnant au combo toute la puissance dont il fait preuve sur scène, alors certes on n'a pas les moulinets de Candace mais il ne faut pas longtemps pour se démantibuler au son du disque...
Si Walls of Jericho a construit sa renommée sur la présence énormissime de Candace (l'intro de "I know Hollywood and you ain't it" !), s'il ne se réduisait qu'à cela, le groupe n'aurait pas fait long feu, on a donc une nouvelle fois la démonstration que les guitaristes et la section rythmique sont au top niveau et que WoJ ne serait rien sans eux. Les zicos s'entendent très bien et jouent de leurs relations pour faire monter la pression et tout faire exploser ("Plastic", "Welcome home"...), c'est simple, l'ensemble est tellement efficace et homogène qu'on en oublie rapidement que c'est une demoiselle qui chante... Et surtout, on ne s'ennuie pas (ce qui arrive bien souvent avec le HardCore), on ne tombe jamais dans la monotonie grâce au chant de Candace qui n'a pas hésité à dédoubler ses prises pour ne laisser aucun répit à nos oreilles ("With devils amongst us all"). Le seul titre un peu "étrange" et cette ballade qui nous est offerte vers la fin de l'opus : "No saving me". Une compo en son clair avec des violons où les mélodies sont douces, limpides, on navigue au mieux dans un bon slow de Guano Apes (quelques intonations me font penser à Sandra Nasic), au pire dans les singles mellows d'Evanescence... Ce qui est sûr c'est que Walls of Jericho ne sait pas uniquement faire du hardocre, il peut sortir des mélodies et des solos, quand certains mélangent le tout pour faire un metalcore de supermarché, ici, on a un titre vraiment à part qui en surprendra plus d'un...
Avec ou sans ce titre particulier, With devils amongst us all est le genre d'album qui peut faire aimer le HardCore à ceux qui ne l'aiment pas, et c'est sans conteste l'album de l'année dans cette catégorie !