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Biographie > Une courbe indie-rock

Né au début de l'année 2003, de la rencontre de quatre musiciens natifs de la ville rose (Toulouse), The Bends est un groupe qui se revendique comme influencé par des formations rock majeurs de la scène anglo-saxonne, Muse, Oasis et surtout Radiohead. D'où le nom de ce quartet toulousain, The Bends étant le titre d'un album culte du groupe originaire d'Oxford sorti en 1995. Durant ses premiers mois d'existence, The Bends va parfaire son style fait de mélodies pop envoûtantes et de riffs rock agressifs.
Christophe (chant, guitare), Fabien (lead guitare), Régis (basse) et Pierre (batterie) vont, dans le même temps, se forger une expérience scénique en tournant notamment aux côtés des porn-métalleux de Sha (sic) ou Belladone et Hyperclean, trois groupes originaires comme The Bends de la région toulousaine.
Composition puis période de rodage en live, le temps était venu après ces deux étapes, pour le quartet d'enregistrer une premier démo. Après six mois de travail en studio, The Bends sort à la fin de l'été 2005 son premier EP intitulé A breath after.

Interview : The Bends, Interview Trivia (déc.2005)

The Bends / Chronique EP > A breath after

artwork the bends a breath after Intro à la Matrix avec un sample éléctronique qui peut surprendre pour un combo rock, une entrée des grattes qui peut faire penser au "Chop suey" de System of a Down en un peu moins épicé, The Bends surprend faisant en sorte que l'auditeur s'attende un peu à tout avec ce "The last tunnel", premier titre de A breath after. On se dit que ça pourrait nous exploser sévèrement à la figure jusqu'au moment où le chant fait son entrée et nous démontre que l'on avait à peu près tout faux.
Intenses et mélodieux, les vocaux surprennent par leur justesse et leur puissance émotionnelle, l'omniprésence des guitares et les variations de rythmes du duo batterie/ basse, se charge de finir le travail, "The last tunnel" surprend par la qualité de son écriture, la justesse de son interprétation et la tension purement émo-rock que le groupe parvient à y insuffler. On pense par moments à Muse voir Downside et l'on place alors dans un coin de notre esprit The Bends parmi les groupes qui ne peuvent écrire de tels titres sans un minimum de talent indiscutable.
Attention toutefois de ne pas aller trop vite en besogne, il nous reste encore cinq titres à découvrir lorsque début un "After all" qui s'inscrit dans l'esprit de la nouvelle vague brit-pop qui déferle actuellement de l'autre côté du channel, à savoir, les Bloc Party, The Rakes et consorts. The Bends livre avec ce titre un morceau assez différent de son prédécesseur, une pop-song bondissante, à la rythmique infernale, agréable mais éphémère. Un peu la manière d'un "Helicopter" ou "Retreat", pour reprendre les influences précitées, même si encore une fois, le quartet toulousain parvient à se démarquer son sens aigu de la mélodie.
Un talent que le groupe met de nouveau à l'épreuve avec des titres tels que "Your pill" ou "Semiostatic", deux morceaux où The Bends nous montre qui est particulièrement à l'aise avec les ballades pop feutrée ou l'émo-rock aux lignes mélodiques affirmées à la Dredg. Si les toulousains ne parviennent pas toujours à éviter les sentiers battus ("In you"), il n'en reste pas moins que The Bends sait écrire une musique accrocheuse, accessible, peut-être un peu trop calibrée FM, mais souvent envoûtante et apaisante à l'image du "In my bubble" qui clôt ce premier effort. Un titre où le groupe parvient à varier les ambiances et à retrouver par instant un peu de ce qui fait la magie de Radiohead et ça, force est de le reconnaître, ce n'est pas donné à tout le monde. The Bends y parvient, imprimant par là-même son style dans nos mémoires. ça s'appelle le talent, tout simplement.