rock Rock > The Black Zombie Procession

Biographie > The Walking Dead

Nasty Samy est insatiable, aprés avoir officié comme gratteux dans Second Rate (cultissime) et Lost Cowboy Heroes (éphémère) puis avoir pris la basse des Hawaii Samurai quelques temps et finalement reprendre celle des Hellbats, il monte un groupe de rock pour le fun avec deux vieux potes : Ben (Flying Donuts) et Sylvain (Second Rate), enregistrer des compos, sortir des maxis, faire des conneries, juste pour le fun et puis ça va s'appeller The Black Zombie Procession, aprés tout, quand on est fan de cinéma décalé, on ne se refait pas... Mais pas de bol pour eux, leurs compos c'est de la méga bonne came et Kicking Records leur signe un premier album : We have dirt under our nails from digging this hole we're in et histoire de faire tenir cette petite structure, rien de tel que de monter sur scène pour envoyer la sauce, Jérémie (Flying Donuts) sera le bassiste qui complètera la formation live qui met le feu à partir de février 2007...

Review Festival : The Black Zombie Procession, Kicking Festival #2 (juin 2009)

Review Festival : The Black Zombie Procession, De Besançon au Kicking Fest : un week and avec The Black Zombie Procession

Review Concert : The Black Zombie Procession, Mother Superior + BZP live @ Montbeliard (Juillet 2008)

Interview : The Black Zombie Procession, et si BZP était... (nov. 2014)

Interview : The Black Zombie Procession, Nasty Samy sur la bonne vague (Juin 2013)

Interview : The Black Zombie Procession, Samy Nasty, l'interview vérité (sept. 2008)

The Black Zombie Procession / Chronique LP > IV : Heca-tomb

Black Zombie Procession - IV Heca Tomb BZP est de retour ! Les amateurs de sensations fortes, qui s'étaient régalés avec le troisième album qui voyait un changement intégrale de line-up (à l'exception de Nasty Samy à la guitare) et une immersion violente et irréversible dans les bas-fonds des musiques extrêmes, se verront une nouvelle fois comblés par ce mini-album sobrement intitulé IV : Heca-tomb. On ne change (quasi) pas une équipe qui gagne (Turbogode est dorénavant derrière les fûts) et le quatuor nous remet une bonne louche de fusion habile et indélicate de thrash musclé et de métal oppressant. Six pistes (dont un interlude) qui retournent bien les tripes dans un style inclassable. La puissance délivrée par le quatuor est saisissante, et la qualité de composition et d'interprétation est magistrale. Emmené par un Elie Bats possédé comme jamais, BZP confirme sa réputation de rouleau compresseur, et rien ne pourra arrêter cette bête immonde prête à tout dévaster sur son passage. Et si tu n'en as pas assez, le disque (à la cover une nouvelle fois abominablement somptueuse) est livré avec un roman gore du même nom écrit par Zaroff et en lien parfait avec le contenu sonore.

The Black Zombie Procession / Chronique LP > Vol III the joys of being black at heart

Artwork The Black Zombie Procession - Vol.III : The joys of being black at heart Prenez garde, The Black Zombie Procession est de retour ! Alors que le premier album accueillait Sylvain (Second Rate, Generic) au microphone, et que le deuxième opus mi-métal mi-punk comportait dans ses rangs l'excellent Forest (The Pookies, Sons Of Buddha, Napoleon Solo) au chant, voilà que redéboule l'ami Nasty Samy pour de nouvelles aventures encore plus horrifiantes avec pour fidèle compagnon Elie Bats (Hellbats), déjà présent sur un titre du précédent opus. Et les gars ne font décidément pas dans la dentelle, ce n'est rien de le dire.

Vol III the joys of being black at heart, troisième album toujours chez Kicking Records, franchit une nouvelle étape dans la vie du groupe qui semble avoir muté dans une formation crossover, oscillant entre métal et thrash. L'album, composé et enregistré en l'espace de deux ans, est un mix des cultures métal et horrifiques chères à l'ami Nasty, entre ambiances lugubres, thèmes sanglants et rythmes toujours soutenus. L'évolution avec l'album précédent est remarquable, la noirceur se veut plus compacte, la puissance encore plus dévastatrice, et la production toujours aussi mastoc. Les guitares sont surpuissantes, multiples et tranchantes, et le chant d'Elie colle parfaitement aux ambiances posées par les artilleurs musiciens. Affutés d'une rythmique destructrice qui sera emmenée en live par la paire Franz (Nedgeva, Demon Vendetta) / Fre (ex-Jack and the Bearded Fishermen), Sam et Elie peuvent s'en donner à cœur joie pour retourner les tripes, bousculer les esprits et repousser encore plus loin les limites de l'agressivité et de la noirceur. Encore plus violent, toujours plus imprévisible, The Black Zombie Procession n'a jamais aussi bien porté son nom.

À bas les préjugés, au Diable les gimmicks de mauvais goût, The Black Zombie Procession, toujours sur le fil du rasoir, abreuve l'auditeur de sonorités perturbantes et saisissantes, dégoulinant un métal bourré de testostérone aux références horrifiques et maléfiques. Le chant d'Elie, écorché au possible, prend une autre dimension quand il se conjugue aux riffs plombés des guitares de Nasty Samy. Réciter le tracklisting de cet album pour en vanter ses malices et des ambiances sanglantes n'aurait aucun sens, cette bande-son titanesque méritant que l'on s'y plonge sans filet et sans aucune retenue.

Avec ce nouvel album livré dans un boitier DVD, BZP a mis les petits plats dans les grands en proposant, en plus d'un artwork sanglant réalisé par l'illustrateur Justin Osbourne (Municipal Waste) et d'une production dynamique, de nombreux samples de films du (et de) genre slasher, et de multiples bonus disponibles sur la plage multimédia du site internet du groupe (comprenant notamment le clip de "Zoonotic infection" et une interview des protagonistes sur la genèse de ce disque). De quoi mettre en mouvement tous ses sens pour tenter de percer et de pénétrer l'univers fascinant et dangereux de The Black Zombie Procession. Fini de rire, prends ton courage à deux mains et tente l'expérience Vol III the joys of being black at heart, tu en ressortiras grandi. et peut-être un peu plus dérangé que tu ne l'es déjà.

Chronique Livre : The Black Zombie Procession, Everyday is like sunday : Megazine

The Black Zombie Procession / Chronique LP > Mess with the best, die like the rest

The Black Zombie Procession : Mess with the best, die like the rest Je pense que mes collègues du W-Fenec ne m'en voudront pas, mais je vais parler en leur nom et exprimer cette pensée qui m'obsède depuis que Mess with the best, die like the rest résonne dans mes escourdilles : nous sommes fiers, et ce n'est pas peu dire, d'être partenaires de la sortie du deuxième album de The Black Zombie Procession. Pourquoi et comment ? Il s'agit tout d'abord d'une histoire humaine. Les frêres Dalstein (Flying Donuts), responsables de la base rythmique du groupe, Nasty Samy (ex Second Rate,... et actuel The Last Brigade) et Forest (chanteur The Pookies, Sons Of Buddha) sont des personnages attachants. Les amateurs de punk rock made in France connaissent bien ces loustics pour tout ce qu'ils ont apporté au milieu rock indé depuis maintenant dix piges. Mais ce all star band qu'est The Black Zombie Procession est surtout une véritable machine de guerre. Et Mess with the best, die like the rest est une galette qui décuple le sentiment d'efficacité qu'insufflait les shows donnés par BZP depuis trois ans. C'est pas compliqué, elle ne quitte pas ma platine et mes esprits depuis pas loin de deux mois, date à laquelle j'ai eu la primeur et le privilège d'entrer en possession et en connexion de ce disque rock 'n' roll. BZP semblait, à la sortie de We have dirt under our nails from digging this hole we're in, être LE "projet" de Nasty Samy accompagné de Ben à la batt' et agrémenté des voices de l'ami Bombled (Second Rate, Generic), c'est aujourd'hui un groupe à part entière, avec sa propre façon de fonctionner et son univers peuplé de zombies, de culture Z et de rock teinté de métal et de mélodie. Qu'en est-il précisément de Mess with the best, die like the rest ?

Pour planter le décor, ce disque lorgne aussi bien du coté du punk rock mélodique (le jouissif "colder than a reptile", "I miss the darkness" où l'on retrouve aisément la patte du compositeur Nasty Samy), que des titres mélangeant les influences trash et rock ("Hell Infection", "Bugs", l'énormissime "Nasty Stomp" qui risque d'en rendre plus d'un complètement barge,...) sans oublier le punk rock rentre dedans ("You'll rise stronger from the grave") et le rock mi tempo ("Black mark on dark uniforms"). La production de ce disque est énorme, Christian Carvin a fait un boulot de barge, il a su donner au son de BZP une dimension digne de la qualité des compos du groupe (avec notamment un son de batterie vraiment excellent). Et la qualité des compos, parlons en. Les quatre lascards ne sont pas nés du dernier tsunami, ces gars là savent faire des morceaux. Et même si ce disque explore pas mal de pistes qui pourraient rendre le tout trop riche et donc indigeste, il n'en est rien, et c'est justement la force de ce skeud sorti tout droit d'outre tombe : rien n'est à jeter, on fredonne les mélodies de l'excellent Forest (remplaçant Bombled derrière le micro, et apportant sa touche personnel avec brio), on se risque à vouloir reproduire dans son salon les breaks de Ben, et on frémit en voulant reproduire les riffs maléfiques de la stratocaster de Nasty Samy. 16(66) plages survitaminées, près d'une heure dans l'univers dérangeant et terrifiant de The Black Zombie Procession. Et ce n'est pas le comité du bon goût qui me contredira : BZP passe aisément le redoutable challenge du deuxième album (et pour cause, cette galette est pour moi meilleure que la précédente !). Le groupe était attendu, il ne m'a pas déçu, et c'est sûr, vous allez prendre une bonne claque dans la gueule. Vous ne pourrez pas rester indifférent devant ce disque référence Kicking Records à l'artwork impeccable (merci Repka !!). Nasty Samy et ses zombies réussissent là un grand coup. Tremblez pauvres mortels, The Black Zombie Procession va venir hanter vos nuits et monopoliser vos pensées pendant un bon bout de temps.

The Black Zombie Procession / Chronique LP > We have dirt under our nails from digging this hole we're in

The Black Zombie Procession :  We have dirt under our nails from digging this hole we're in Quand la bande à Samy décide de partir dans un délire, ils y vont à fond... Le jeu était ici de coller des riffs gras sur des illustrations honorant le cinéma B (voire Z), slashers, terreur, masters of horror, contes de la Crypte, serial killers avec leurs fils qui viennent se venger, l'artillerie lourde est de sortie et avec elle l'humour décalé qui lui sied si bien (cf la citation de Conan le barbare ou certains titres dont celui de l'album...). Graphiquement, c'est un joyeux bordel mais musicalement ? Une ghoule donne le ton dés les premières secondes, planquez-vous, ça va tronçonner de l'innocente victime, un orgue lugubre, le glas sonne et bing les riffs sont lachés, Zombies have return / We're back, du gros rock métallique option stoner qui cisaille à coups de descente dans les aigus, les "Zombies of the black order" ne font pas que déconner, ça envoie également du gros et avec bien plus de classe que cette présentation pourrait le laisser croire, il ne faut pas oublier qu'une partie des Second Rate est derrière tout ça ! Si je mets de côté les Flying Donuts, c'est qu'ils nous ont habitué à la déconnade et aux punkeries, Second Rate s'était fait une spécialité des tubes poussiéreux et soignés, à ce titre, on peut se délecter de retrouver cet esprit avec "Have you ever touched dead skin ?", "My life is an eternal winter" ou "Teenage dreams and death instincts". Rythmiques implacables, mélodies tueuses, des parties guitares qui suent, il n'en faut pas plus pour mettre une meute de fenecs au garde à vous... enfin, nous faire headbanger et tendre deux doigts diaboliques vers le ciel en beuglant approximativement les paroles...
Dans We have dirt under our nails from digging this hole we're in on trouve aussi quelques autres influences, ainsi ils n'hésitent pas à mélanger hommage à la surf music et à Tarantino dans un seul et même titre ("If evil is your black desire"), un des trois morceaux sans texte (avec "Lonely zombified cowboy" et "She wolves and ghouls first") qui permet de colorer un peu l'album qui sans cela serait aussi sombre qu'un Bela Lugosi sans chemise blanche. Pas avare de références et de bons tuyaux, The Black Zombie Procession nous offre également deux reprises : "Teenage suicide" des Trash Brats, combo de Detroit pour qui le punk hardcore est un mode de vie; "Axis of Evil" de Kevin K, un gars de New York qui a joué dans moultes groupes depuis moultes années (au moins 25) et qui se défonce encore sur scène (il en a partagé avec les Ramones !).
T'as faim de rock'n'roll qui déboîte ? Alors, décoiffe toi, sape-toi en noir, prends une bougie, une arme, lave-toi les ongles et rejoins le défilé...