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The Defibrillators / Chronique LP > Electric fist

The Defibrillators - Electric fist Ce qui n'était qu'une sorte de logo (en bas de l'artwork de l'EP) est devenu leur emblème majeur, The Defibrillators ont capturé la fée électricité, l'ont injectée dans leurs instruments et les revoilà donc avec un album de onze titres dont trois nous sont déjà connus (tant mieux pour toi si tu avais raté The truth about the defibrillators). Trois vieux morceaux qui s'intègrent aisément avec les nouveaux puisque c'est toujours l'amour du rock high energy qui anime le combo. Ça swingue (tout le temps ou presque), ça se promène sur le manche (les solos sont bien sentis et pas systématiques), ça appuie sur les pédales (plus pour changer d'effets que pour passer en clair), ça déconne un peu ("Dentist blues"), ça part en live (le morceau caché), ça prend le temps d'installer une ambiance ("Fame"), bref, ça joue. Et ça fait attention aux "détails" souvent délaissés par ce genre de formation habituée aux bars qui pensent davantage à l'énergie qu'à la qualité d'écoute. Et alors que ce style peut vite être lassant, The Defibrillators varie intelligemment les tempos, s'adresse de temps à autre à l'auditeur et te remet un coup de pied au cul quand tu crois avoir atteint un rythme de croisière.

The Defibrillators / Chronique EP > The truth about the defibrillators

the defibrillators - The truth about the defibrillators Rock n roll old school blindé d'énergie, The Defibrillators ont pour base ce qui paraissait démoniaque dans les sixties et je ne parle pas du déhanché d'Elvis mais davantage des guitares rugueuses et sauvages du MC5, des Stooges ou des Who. Enregistré fin 2014, reçu fin 2015, leur EP The truth about the defibrillators est chroniqué début 2016, on va donc beaucoup moins vite en coulisses que sur le disque où les riffs et les plans s'enchaînent à 220 à l'heure, le groupe courant en continu d'une note à l'autre, mais si ça speed, ce n'est pas au détriment du groove, l'une des armes principales du combo pour nous garder animés. Si ça pulse sur le monitoring, c'est aussi grâce au chant un peu criard parfois qui empêche la courbe de s'aplatir et permet à l'auditeur de décharger de l'énergie s'il suit les vocalises (bon courage pour le yaourt version espagnol de "Hymno de la mujer" si la langue de Cervantes t'es inconnue). Voilà donc la vérité à propos de The Defibrillators (enfin les Français car il y a au moins un groupe américain avec le même nom et qui joue dans le même registre), une débauche de sons old school pour remuer son popotin et éviter de trop réfléchir.