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Harmonic Generator / Chronique LP > Heart flesh skull bones

Harmonic Generator - heart flesh skull bones Même s'ils vont forcément donner pas mal de concerts après cet album, la sortie de Heart flesh skull bones signe la fin d'une belle aventure pour Harmonic Generator qui a réussi à sortir ses 4 EPs de 4 titres entre décembre 2014 et juin 2017. Cet opus n'est que l'alignement de ces quatre petites planètes, une compilation construite dés le départ, imaginée, réfléchie dans presque tous les détails, un puzzle qui s'est assemblé pièce par pièce au fil des compositions (et des artworks, les 4 étant réussis, leur assemblage l'est forcément lui aussi).

Hasards et joies de la promotion, je connaissais déjà bien le début de l'histoire (Heart et Flesh sont arrivés jusque chez moi, je t'invite d'ailleurs à aller relire les articles idoines pour de plus amples sentiments), je ne suis donc pas surpris par la suite même si les périodes de composition et d'enregistrement sont différentes. Leur période bleue, celle de Skull est davantage en mode coup de boule frontal puisqu'il n'y a pas de temps mort ou de gros ralentissements comme pour Flesh. Si ça joue plus vite, ça contrôle sacrément le rythme pour pouvoir remettre les gaz et le riffing reste diablement efficace (l'intro de "Break my chains" ne serait-elle pas un clin d'oeil à Rage Against The Machine ?). La dernière partie, Bones, la plus récente, chaloupe davantage, Harmonic Generator cherche (et trouve) le swing avec des saturations très seventies et des constructions plus aventureuses (l'excellent "New day rising", le presque shamanique "Stand as one" qui plairait au roi lézard).

Si tu découvres aujourd'hui Heart flesh skull bones, tu pourrais te demander comment arriver à un tel niveau de qualité sur 16 titres et plus de 70 minutes de musique, mais en ayant lu cet article, tu sais qu'il a fallu près de 3 ans à Harmonic Generator pour peaufiner cet ensemble et qu'à chaque fois qu'ils ont travaillé sur un EP, ils ont éliminé ce qui leur semblait un peu moins bon, n'offrant que le meilleur. Cet album est le résultat d'un travail de longue haleine, la perfection est à ce prix.

Harmonic Generator / Chronique EP > Flesh

harmonic generator - flesh L'excellent Heart n'était que la première partie d'une trilogie qui se poursuit aujourd'hui avec Flesh, aux logiques petits coeurs du premier artwork, on a maintenant la déclinaison tout aussi réussie des mains option cours d'anatomie. Les Marseillais déroulent avec la même passion leur rock stoner old school. Chaleureux et distordus, leurs riffs accrochent aisément, surtout quand les premières salves sont celles de "Dance on your grave", le meilleur des quatre titres présentés. Avec "The end", ils donnent l'image d'un groupe de punchers, qui n'hésite pas à rentrer dans le tas et qui facilite la gesticulation. A l'opposé de "Something you need to know", plus cool sans pour autant verser dans le slow langoureux, le titre témoigne d'une certaine maîtrise des sonorités, des tempos et de la mélodie. Un sentiment que je n'éprouve pas à l'écoute de "Secret garden" qui semble trop mou pour être emballant et trop rythmé pour être "posé", entre deux eaux, les qualités du morceau (le solo, quelques riffs) n'arrivent pas à le rendre aussi bon que les trois autres. C'est le souci quand les 3 quarts des titres sont excellents, on s'attend à qu'ils soient tous aussi à notre goût... Et oui, on en veut toujours plus alors qu'on pourrait / devrait largement se satisfaire de ce qu'on a !

Harmonic Generator / Chronique EP > Heart

Harmonic Generator - Heart Revenus d'Australie avec un album sous le bras (When the sun goes down), les Marseillais d'Harmonic Generator enchaînent avec un EP de 4 titres enregistré chez eux et mixé puis masterisé par Logan Mader (Cavalera Conspiracy, Gojira, Dwail...) et, pour le coup, doté d'un très bel artwork. Côté musique, le ton est moins virulent, le groupe est moins hard et stoner et se rapproche plus d'un rock bien membré sur un tempo marqué mais loin d'être frénétique. Et si avec la chaleur des sonorités de disto de "Partners in crime", on pense aux grands classiques du rock écrits par Led Zeppelin, le reste du temps, Harmonic Generator continue de tracer sa propre route. Quand ils sortent l'harmonica ("I feel fine"), on les imagine bien au fond d'une salle de billards balançant la sauce pendant que les rednecks boivent des bières en matant le cul de la serveuse. Le quintet prévoit de sortir 3 autres EPs qui, au final, doivent former un ensemble cohérent, s'ils ont la même qualité d'écriture que celui-ci, ce sera un plaisir d'entendre le résultat final et de revenir sur ce Heart.

Harmonic Generator / Chronique LP > When the sun goes down

Harmonic Generator - When the sun goes down Le parcours des cinq Marseillais d'Harmonic Generator est plus que singulier car c'est en jouant la carte du rêve australien qu'ils ont réussi à percer dans le monde de la musique, après s'être fait connaître Down Under, les voilà qu'ils débarquent à la maison via un label aussie ! When the sun goes down d'un côté, il se lève de l'autre, il fait donc toujours beau et chaud chez le quintet qui envoie ce qu'on avait l'habitude d'appeler du hard rock dans les seventies (voire les eighties) et qu'on désigne sous le nom stoner de nos jours. Un rock burné, tanné au soleil, qui sent la transpiration et les kilomètres du bitume direction Alice Springs, pas de révolution en vue mais un travail appliqué au moins pour la zik parce que pour l'artwork, c'est léger ! Quelques titres sortent du lot comme "Nobody dies" (plus lourd et granuleux, le titre est d'ailleurs extrait de ses textes) ou "Rollin' free" (plus dynamique et enlevé). Que ça envoie ou que ça joue plus calmement en mode dragouille, le son est propre, bien produit, le générateur d'harmonies n'a donc pas à pâtir de ces écarts d'aspirations, qu'elles lorgnent vers le rock ou le hard, ça passe !