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Depuis le début des années 90 et Eastwood, Frank (batteur) et François (guitariste) jouent ensemble, le troisième larron du projet Hey Satan, c'est Laurent, bassiste quand ils retrouvent ces deux-là 10 ans plus tard en 2003 pour Houston Swing Engine. Il est désormais guitariste car le trio a préféré doubler les guitares que de trouver un bassiste. Autre changement, François a pris le micro pour assurer un chant qui colle parfaitement aux ambiances sonores, à se demander pourquoi il ne l'avait pas fait avant... Monté en 2014, il n'aura fallu que deux ans pour ces Suisses habitués au rock system pour enregistrer leur premier album (avec Serge Morattel, dépositaire d'un certain son et ce ne sont pas Jack & The Bearded Fishermen, Knut, Headcharger, Shora, Membrane ou Impure Wilhelmina qui diront le contraire) et signer chez Cold Smoke Records (Lilium Sova, Ogmasun, Das Röckt...).

Interview : Hey Satan, Hey Satan, ça va ? (janv. 2017)

Hey Satan / Chronique LP > Hey Satan

Hey Satan "Clairement" stoner dans son ensemble, Hey Satan a travaillé le son pour lui donner ce grain qui fait si classe et vous estampille le style d'un groupe en un instant, en l'occurrence, une ambiance un peu crade, granuleuse, seventies qui fleure bon le hard rock de papa (l'instrumental "This meat stinks, honey !" doit contenir quelque chose comme 97% de gras), ce que les plus jeunes ont préféré appeler stoner donc... Aux gros riffs se surimposent de grosses mélodies et une rythmique qui font qu'on adopte tout de suite le trio, carrément efficaces, ils jouent des gimmicks et des codes du genre pour emporter l'adhésion. Sur cette base old school, il ne faut pas creuser loin pour trouver quelques ajouts "modernes" comme des effets de chant ("Sunshine blues", "Black flags down") ou des approches plus métal ("Legal aspect of love").

Ce premier opus éponyme ravira donc les amateurs de saturation et de groove, Hey Satan est la preuve que la Suisse n'a pas besoin de soleil pour faire du desert-rock mais aussi qu'on peut remonter le temps en fermant les yeux (encore que la pochette participe à l'immersion) et en écoutant de la musique.