Houston Swing Engine : The tiger flamboyant Qu'il est bon de retrouver les Houston Swing Engine ! Jolie pochette, titre moins spectaculaire que par le passé et une vraie surprise (enfin deux) avec deux titres non chantés (sobrement intitulés "Instrument 1" et "Instrument 2"), Danek sur le côté, le rock et le groove du combo sortent davantage les dents, placer l'un des deux morceaux en ouverture du CD est une foutue bonne idée pour mettre dans le vent les possibles réfractaires au chant sur-speedé et particulier de l'ex-Unfold... Le deuxième, bien plus court, est une petite divagation, une pause avant de relancer la machine (dans l'utilisation, ça me rappelle le "Herida" de Shovel...).
Si l'album s'écoute d'un seul tenant (et plusieurs fois de suite quand on a le temps !) tant il est dense et homogène, on en sortira encore un autre titre, "The one who follows", une promenade distordue sur le fil du rasoir, c'est sombre et désespérant mais assez sensuel en même temps, un grand moment.
Pour le reste, c'est du HSE qui va encore plus loin dans tout ce qu'il a fait auparavant, plus de parties rock n roll pour faire remuer les popotins ("On the road", "Good boy"), plus de parties "core" pour faire mosher ("Gasoline, vodka and hot bullets", "Oh lord, be my beast"), et bien évidemment plus de titres mélangeant tout ça pour créer des bombes ("Evil clutch", "Tongue runner").
L'autre nouveauté qui a son importance, c'est l'arrivée aux manettes de Serge Morattel (Knut, Tantrum, Headcharger, Shora, Membrane ...), non pas que les prods précédentes n'étaient pas excellentes, mais là, toutes les nuances ressortent davantage et cela a certainement permis aux Houston Swing Engine de vraiment faire flamboyer leur tigre.
Pour la première fois en France, les HSE vont pouvoir s'exprimer pleinement, et comme avec The tiger flamboyant ils sont dans une forme olympique, le "grand" public (toute proportion gardée) devrait s'y accrocher et on devrait les voir en live ailleurs qu'à Paris, bref 2006 commence bien !