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Biographie > Nick Oliveri

Nick Oliveri est certainement le plus emblématique des bassistes "stoner", il faut dire qu'il toujours été dans les bons coups... Guitariste au départ, il devient vite bassiste quand il rejoint ses potes John Garcia, Brant Bjork, Josh Homme et Chris Cockrell, on est en 1987, le groupe s'appelle Katzenjammer et ne fera pas parler de lui. Deux ans plus tard, Nick se barre provoquant un changement de nom du combo en Sons of Kyuss puis Kyuss. Un nom qui résonne aujourd'hui comme un totem et qui fera revenir le vilain petit bassiste dans les rangs pour deux albums cultes. En 1992, nouveau départ pour rejoindre The Dwarves avant de composer ses propres titres sous le nom Mondo Generator (1997) et de former avec quelques anciens potes Queens of the Stone Age, il reste dans la bande entre 1998 et 2004 et s'autorise de nombreuses escapades pour bosser avec plein de monde (Mark Lanegan Band, Masters of Reality, Turbonegro, The Knives, les Desert Sessions...) avant de retourner à la case départ avec Kyuss Lives!/Vista Chino. Son projet "solo" (où la liste des invités est une sorte de hall of fame du rock) prendra plus de place dans les années 2000 et ressort du placard en 2016 pour une tournée européenne et un Best of édité par Heavy Psych Sounds.

Mondo Generator / Chronique Best-Of > Best of

Mondo Generator - Best Of Une fois passé l'artwork du digipak qui rappelle celle du Motomonotono de Zeus on se retrouve à écouter l'album comme les 4 faces d'un double vinyle, puisque ce n'est pas un best of de pacotille qui nous est servi mais 21 morceaux piochés dans les quatre albums studio de Mondo Generator mais aussi deux titres plus "rares" que sont "Dog food" que l'on trouve sur l'EP éponyme (2010) et "Turbonegro must be destroyed", reprise punk parue en 2013 sur le tribute Omega motherfuckers. Pour le reste, tout est mélangé avec, il semblerait, un petit faible pour Dead planet (2007) et 8 de ses 14 titres présents ici. Il faut dire que cet album est assez varié et cette éclectisme se retrouve ici avec le super riffing de "Sonicslowmotiontrails", l'énergie de "So high" ou à l'inverse la coolitude de "Take me away".

L'ensemble est évidemment très riche et contrasté, non seulement parce que le gaillard est un touche à tout qui aime autant le vénèr ("13th Floor", "F.Y. I'm Free", "The last train"...) que la chaleur du désert ("Four corners" ou "Detroit", tous deux issus de A drug problem that never existed édité en 2003) mais aussi parce qu'ont été conviés à la fête du studio tout le gratin du rock. La liste de ceux qui apportent leur touche personnelle est longue, je citerais juste quelques noms évidents comme ceux des amis avec qui il a joué, genre John Garcia, Josh Homme, Brant Bjork, Mark Lanegan, Troy Van Leeuwen, Alfredo Hernández mais aussi quelques potes comme Dave Catching (Eagles of Death Metal), Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters...), Alain Johannes (Them Crooked Vultures, Chris Goss (Masters of Reality) ou Josh Freese (The Vandals, Nine Inch Nails, A Perfect Circle...).

Depuis les premiers enregistrements (les 11 minutes de stoner bien roots avec une prod un poil dégueu de "Simple exploding man" qui datent de 1997 même si Cocaine rodeo paraît en 2000) jusqu'aux plus récents (Hell comes to your heart en 2012), ce Best of permet de se remémorer quelques bons souvenirs. Et se replonger dans la discographie de Nick Oliveri en l'ayant sur sa platine, c'est quand même plus sympa que le retrouver dans la rubrique faits divers.