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Monkypolis / Chronique EP > #B4CC03

monkypolis - #B4CC03 Monkypolis a mis en retrait la personnification du groupe sur ce nouvel EP, préférant mettre en avant une couleur, un vert tirant sur le jaune, et son code associé #B4CC03. Le vert, c'est la couleur de l'espoir, de la jeunesse, du renouveau, elle va donc plutôt bien à nos petits effrontés qui servent quatre titres plein d'entrain, d'envie et de variétés. Fouillé et rythmé, "Give me some love" est une jolie entrée en matière mais des 4 compos, c'est "Crazy game" qui retient le plus mon attention (et la leur puisqu'il a été choisi pour servir de support à un clip). Mixant chant en anglais et français, refrain entêtant et couplets touchants, ce morceau élargit encore l'horizon de Monkypolis décidément à l'aise dans tout ce qu'il entreprend. Plus cool, "The nature of the soul" joue sur la rythmique et les sonorités plus que sur les mélodies, là aussi, c'est différent du reste... "Jet lag" ultra dynamique, punchy bénéficie du goût du old school (le piano clinquant !) mais du fait de sa durée, il est signalé comme un "bonus", il mérite pourtant largement le coup d'oreille, comme tout cet EP d'ailleurs. Si on a raté l'EP rose (#ED2D8D), on va surveiller la sortie des deux prochaines couleurs annoncées par les Grenoblois.

Monkypolis / Chronique LP > See me in colour

Monkypolis - See me in colour Outre la référence simiesque dans leur nom et une petite dose d'électro dans leur pop-rock, les Grenoblois de Monkypolis semblent bien inspirés par Gorillaz vu l'intérêt pour les arts graphiques et la mise en scène de quatre personnages dessinés qui sont à l'honneur depuis le web jusqu'en live en passant par le digipak. Mais si ça y ressemble beaucoup, ce n'est pas la même mayonnaise que pour la machine à tubes de Damon Albarn car si l'ensemble de See me in colour tient la route, on ne décèle pas le titre qui pourrait devenir un hit mondial immédiat. Les titres un peu plus péchus laissent entrevoir pas mal de bidouillages aventureux ("They kill the world", "Under control"), les titres ultra mélodieux sont un peu mous ("See me in colour"), à part avec "Your revolution", plus basique, le groupe travaille trop ses morceaux pour être bankable en radio. Tant pis pour les fans de Gorillaz et tant mieux pour ceux qui cherchent une musique pop-rock qui ose sortir des sentiers battus. Sachant qu'il faut viser haut pour se faire une place, Monkypolis n'a pas lésiné sur les moyens pour ce deuxième opus, saluons donc leur audace.