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Composé de Catherine Graindorge, violoniste de Monsoon, David Christophe (basse) et Elie Rabinovitch (batterie), Nox est un trio bruxellois qui à l'origine joue en live des morceaux basés sur des impros post-rock/jazz. Peu à peu le groupe oriente sa musique vers des horizons plus rock, sans dénaturer complètement ce qui faisait sa marque de fabrique mais se met réellement à "composer". Dans une veine musicale évoquant les groupes du cultissime label Constellation (Godspeed You! Black Emperor, Hangedup, Hrsta, Vic Chesnutt...), Nox signe alors chez l'excellent dEPOT214 (Cecilia::Eyes, Monsoon, My TV is Dead...) via lequel il publie un premier album éponyme en 2008 et Freaks au printemps 2011.

Nox / Chronique LP > Freaks

Nox - Freaks Avec ses sept compositions évoluant entre post-rock à cordes, jazz feutré et néo-classique intimiste, pour quelques quarante sept minutes d'une musique de très haute volée, Freaks est sans doute la réponse européenne à la reformation un peu bancale d'après les dires de ceux qui les ont vus en live, de l'icône Godspeed You! Black Emperor. Evidemment, dit comme ça, l'effet d'annonce peut paraître un peu exagéré, voire présomptueux, mais il fallait aussi coller le lecteur à l'article... Surtout pour un groupe belge dont on ne sait finalement qu'assez peu de choses et qui se présente ici avec un deuxième album qui ne manque de... rien. La comparaison avec GY!BE était osée, mais... oui il y a un "mais", si on ajoute un A Silver Mt Zion ou le collectif anglo-saxon Her Name is Calla à notre équation, que l'on laisse l'inspiration des belges faire le reste, on n'est que rarement éloigné du top niveau.
Sept morceaux et autant de mélodies post-rock/néo-classiques captivantes et spontanées ("Electrocity"), emmenées par un violon qui virevolte entre ses compères, une paire basse/batterie qui peut s'enorgueillir de diriger cet ensemble "seulement" composé de trois membres mais évoluant comme un orchestre symphonique. Des ambiances hypnotisantes, des arrangements d'une classe incomparable (enfiévré "The monsoon"), après deux titres, Nox a mis le monde a ses pieds... Et continue son parcours avec le ténébreux "Transition" tout en subtilités harmoniques accompagnées par une rythmique qui cadence sa musique à merveille. Nox élargi sa palette en travaillant un peu plus ses atmosphères, sur le bien nommé "Smoke", jouant avec les influences, notamment orientales pour donner un peu plus de corps à son oeuvre ("Dust") ou plaçant du spoken word sur l'habité "Doppler effect" et sa conclusion toute en crescendo épique. Un dernier titre pour boucler la boucle avec le morceau-titre de l'album, final virtuose et complexe de ce Freaks absolument bluffant de maîtrise autant que de créativité, un disque qui constitue une alternative plus que crédible aux innombrables (et souvent excellentes) productions du label Constallation, référence absolue du genre. Classe.