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Attention, faites gaffe à vos fesses. Jeunes turbulents et vieux loups, ouvrez grand vos oreilles, Oberkampf est de retour. Et de fort belle manière. Véritable référence punk rock à la française, les dignes héritiers de la musique anglaise nous prouve dans un nouveau disque qu'ils n'ont jamais mouru. Alors que dans les années 80, le monde bascule dans la disco et la mauvaise pop synthétisé. En France, Téléphone est à son apogée, et avant l'avènement de la musique dite alternative (Viva Mano Negra !), on assiste dans une indiférence totale à la mort des Metal Urbain et autres Asphalt Jungle. Oberkampf, lui, reprend le flambeau, avec son leader charismatique au chant, Joe Hell. Après quelques albums, le groupe se saborde en 1985. Chacun s'en va alors s'occuper comme il peut. Mais avec toujours cet amour pour les amplis à 11 puant la bière et les guitares avec des jacks encore couverts de gerbe. Punk rock quoi ! En 2000, Joe Hell repart pour l'aventure avec de nouveaux musiciens mais avec toujours la même envie et surtout la même hargne. Le catalogue discographique du groupe est réédité pour la première fois en CD, et un mythique concert à Paris en 2001 rassemble 1.800 personnes. Puis 2002 se présente, et Oberkampf s'en va composer un nouvel album, Animal factory, qu'Enragés Prod nous offre aujourd'hui. La légende est en route, profitons-en !!! Le line-up est alors le suivant : Joe Hell : Chant ,X.Moul : Guitare, K.Ta : Basse, Nirox : Batterie.

Oberkampf / Chronique LP > Animal factory

Oberkampf : Animal factory Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on n'a pas vraiment l'impression que le concept de ce groupe a plus de vingt ans. Certes, le style rappelle incontestablement le punk rock pur et dur de 1977, mais les compos ne sont pas aussi roots, que ce soit au niveau du son ou des structures des morceaux. Donc, nous voilà avec un groupe ressuscité mais en tout cas pas préfabriqué, une reformation pas basée sur la thune mais sur la passion. Donc, le tableau est dressé. Oberkampf chante en français, joue juste et surtout joue bien. 12 morceaux pour ce je ne sais pas combientième album de la bande à Joe Hell, véritable attraction de ce groupe. Et 12 titres qui ne manquent pas de pêche, mais aussi d'intérêt avec des chansons de grande qualité. Un exemple parmi tant d'autres ? Bah, le premier morceau ouvrant la galette "Montrer les dents". Punk rock, tout simplement. Pour être franc, les textes, tous en français, ressemblent plus aux Sex Pistols qu'à Sum 41, on peut s'interroger sur l'intégrité des textes, mais pour ce qui est du reste, pas de doute, nous avons à faire à des compositeurs qui vont à l'essentiel et qui jouent un rock très charismatique. Et ça, c'est bien méchant ! Car Oberkampf à cette patte de génie qui est de mélanger le punk et ses rythmes sec et crasseux avec des mélodies à en rendre jaloux Obispo. Je sais, j'en rajoute, mais il suffit de jeter une oreille sur "Allright allright" ou "J'aime pas" pour s'en laisser convaincre. Tout est fluide, et c'est certainement là l'un des plus grands intérêts de ce disque qui mérite qu'on s'y intéresse. Car même si le punk et le rock envoyés par le quatuor ne sont pas une révolution, tout amateur de la musique du diable un tant soit peu curieux fera incontestablement une bonne pioche avec Animal factory. Et c'est le principal, n'est ce pas ?
Pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête avec des solos de guitares et qui veulent des sensations avec de la musique qui va à l'essentiel, magnez-vous de vous procurer le dernier Oberkampf. Pour vous aussi rentrer dans la légende.