radiohead_best_of.jpg Radiohead en best of, forcément ça suppose une question presque existentielle... En deux mots : quel intérêt ? Nonobstant le fait que tous les lecteurs du W-Fenec n'étaient pas forcément en âge de savourer comme il se devait la sortie de Pablo honey en 1993, tout le monde ne possède pas nécessairement tous les albums du quintet d'Oxford et quand bien même certains se seraient procurés l'élégante collector box intégrale cet hiver, un double disque comme ce Best of a un côté pratique non négligeable. Un peu moins de trente morceaux répartis sur deux galettes pour passer en revue toutes les étapes de la carrière d'un groupe, sinon DU groupe rock indé majeur des vingt dernières années. Une synthèse passant en revue, dans les enceintes, les grands moments musicaux de la discographie de Radiohead, un peu comme les cinémathèques organisent des rétrospectives de cinéastes cultes...
Au programme donc, une flopée de singles, certes déjà entendus mille et une fois au fil d'écoutes discrètes de Kid A ou The Bends, mais là, s'il faut reconnaître une chose à EMI, c'est d'avoir harmonieusement su associer les morceaux figurant au tracklisting de ce Best of. De "Just" à "Everything in its right place", d'"Airbag" à "How to disappear completely" en passant par "Paranoid android", "No surprises", "There there", "My iron lung", "Go to sleep" ou "I might be wrong", tout est là. Et force est de constater que lorsque la bobine de la discographie du groupe se déroule sous nos yeux, un "Creep" nous procure des sensations toujours inégalables et un "Knives out" nous transporte toujours dans un autre monde. Autrement dit, cette compilation (peut-être trop évidente... rétorqueront certains) nous offre rien moins que la tracklist idéale d'un Radiohead qui de fait, met tout le monde d'accord, avec en petit bonus une version live (enregistré à Oslo à de "True love waits". Etait-ce pour autant indispensable étant donné que les mordus inconditionnels du groupe ont déjà tous les albums, les EP's et autres singles ?... Aussi nombreux soient-ils, sans doute que non. Mais pour les autres...