rock Rock > RavenEye

RavenEye / Chronique LP > Nova

RavenEye - Nova Replaçons un peu le contexte. Peu après ses premières pulsations, RavenEye sort en 2015 son premier effort : Breaking out. L'EP met en évidence une formation qui travaille son identité et s'essaye à plusieurs styles allant d'un terrain pop à des aspects rock plus accrocheurs. Il réside un beau potentiel en chaque musicien de RavenEye. Mais la touche finale n'y est pas. Breaking out manque un brin d'inspiration. Malgré tout, la formation sort son épingle du jeu en taillant la route sur une belle tournée Europe/Etats-Unis. En rentrant, le groupe se tourne vers l'avenir. Après deux années de bons et loyaux services au sein de RavenEye, le batteur Kev Hickman est remercié. C'est Adam Breeze qui prend alors sa place derrière les fûts. Ensuite, vient l'heure de mettre en boite Nova pour une sortie en septembre 2016.

RavenEye attaque fort avec une première piste de près de 6 minutes. Oli Brown s'enflamme avec de grandes envolées lyriques. Sur "Come with me", la section instrumentale gagne en rapidité. Deux premiers morceaux qui rappellent le rock alternatif des Foo Fighters et de Soundgarden. A peine la dizaine de minutes d'écoute passée, le bonheur auditif s'évapore. Les refrains de "Inside" baignent dans la pop mielleuse. Carton jaune... Les pistes s'enchaînent et le son peine à me remettre en selle tant RavenEye manque de superbe sur la première moitié de l'album. Le groupe revient grâce "Oh my love" et son blues rock plus habité. Dommage que RavenEye tortille tellement avant d'en arriver là. Quoi qu'il en soit, la formation reprend du poil de la bête en balançant un peu de sauvagerie dans "Madeline" et la partie est sauvée. "Eternity" clôture l'opus sur une belle note. En l'espace d'un an, le groupe a musclé son jeu en roulant sa bosse. Pour l'avenir, souhaitons à cette formation de nous surprendre...

RavenEye / Chronique EP > Breaking out

RavenEye - Breaking out Premier effort avant le grand envol, l'EP Breaking out est la première création de RavenEye. Mais d'où vient ce groupe ? Côté voix, on retrouve Oli Brown. Plus connu dans les milieux blues rock, le chanteur a auparavant tracé une belle carrière solo avec déjà quatre albums au compteur. Un parcours qui lui permet assez rapidement de faire des ouvertures pour des têtes d'affiche tel que John Mayall ou encore Joe Satriani. Battant le fer pendant qu'il est chaud, Oli Brown fait appel au bassiste Aaron Spiers et au batteur Kev Hickman pour former RavenEye. A peine sorti de l'œuf, le trio rock, fort de ses expériences passées, propose un son aussi propre que carré. Une qualité qui lui permet de prendre un courant ascendant en assurant les premières parties des tournées de Slash (Guns N' Roses, ex-Velvet Revolver). On regrette un peu que des titres comme "Get it started" ou "Hey hey yeak" soient "popisés" à la manière de The Black Keys. En revanche, "Breaking out" et "You got it" - respectivement titre de début et de fin d'album - s'aventurent davantage sur les terres du rock. Sur ces morceaux, Oli Brown montre de belles capacités à poser un chant clair qui domine une musique puissante. Parfois, un EP peut suffire à se forger un avis. Avec Breaking out, RavenEye me piège entre deux eaux. J'attends de voir la suite...