rufus bellefleur - electricity for the coliseum Rufus Bellefleur est à la musique ce que l'ornithorynque est au monde animal : une sympathique incongruité que l'on prend plaisir à suivre, avec curiosité et amusement. Pour ce troisième album, Rufus (Julien Cassarino), notre red neck préféré part à la ville avec toujours sa même bande de déglingos : Doctorus (Youssef Dassouli) surtout au banjo, Girl 1 et 2 (respectivement Bérangère Sentex et Caroline Petriz) notamment aux chœurs, et Leonard Skullhead (Laurent Bechad) à la batterie. Cette troisième faille spatiotemporelle nous emmène en 1929 : industrialisation, urbanisation, années folles, krack boursier, depression. Mais ne t'attends pas à un cours d'Histoire ennuyeux, Rufus découvre ce monde à travers son regard décalé et son univers déjanté. Musicalement, la bande originale de cet épisode est toujours aussi éclectique : Hip-hop, folk, rock, funk, avec des morceaux de brass band délicatement disséminés. Pour un avant-goût de l'aventure, check le clip « Iron snake », un cross over entre les temps modernes de Chaplin et un rock bien gras du Bayou. Ah il va y en avoir de l'Electricity for the Coliseum, mais ça va pas être du 110 V, ça va être du pétage de fusible à tous les étages.