tang 2017 Vous avez vos 20 ans, c'est quand la fête ?
Tous les jours.

Que s'est-il passé depuis 2012 et Dynamite drug diamond ?
Un nouveau disque dont le titre est And still no sunrise et dans lequel nous avons dévoilé cinq nouveaux titres.

Vous avez donné 3 concerts en 2014, 3 en 2015, 2 en 2016, c'est peu d'activité, un vrai break était inenvisageable ?
Nous sommes vraiment désolés du peu d'activités dont tu parles, mais personnellement on s'en fout un peu. L'explication tient à la paternité, à nos vies professionnelles ainsi qu'à d'autres raisons imprévisibles en lien avec nos familles. Néanmoins il n'a jamais été question de faire un break, car Tang est un projet fondamental dans nos vies, celui qui nous réunit et nous accompagne depuis plus de 20 ans.

En 2012, je terminais ma chronique par "on se délecte de ce Tang cru 2012 en se permettant un gros reproche qui est aussi une supplique : pitié, ne laissez pas six ans entre deux albums.", il y aura un album l'an prochain ?
Non, ce n'est pas prévu pour l'an prochain malheureusement. Mais, il y aura sans doute un nouvel album qui sortira. Avec tout le respect qu'on doit aux personnes qui apprécient notre musique, si il y en a, ça prendra le temps que ça prendra. On met beaucoup de temps à composer un nouveau titre, c'est vrai. Le processus de composition, d'enregistrement et de sortie est long chez nous. Entre deux chansons, il faut vivre, laisser mûrir. Il faudra être patient pour un prochain album. Mais ça se fera...

Pourquoi être repassé par la case EP ?
C'est un format intéressant avec son côté droit au but. En cinq titres, on a pu concevoir une courbe musicale progressive, variée, intense et aboutie. On y retrouve bien le style du groupe avec quelques évolutions et une impression plus noise, sombre et incisive. Nous sommes contents de cet EP en tout cas.

Vous avez signé chez Uproar for Veneration, le label de Grégory Smets que vous connaissez depuis longtemps, c'était une solution de facilité ?
Pour l'histoire, Greg Smets était déjà présent à un de nos premiers concerts, il y a vingt ans, en 1997. C'est un personnage incontournable qui nous a toujours soutenu. On avait déjà joué dans des concerts organisés par son label mais nous n'avions jamais sorti de disque chez lui. Plutôt que de parler de facilité, je parlerais d'évidence. Il fallait que ça se fasse un jour.

Tang - And Still No Sunrise Vous avez également enregistré au Boss Hog avec Clément Decrocq, là encore, c'est la solution la plus simple ?
Oui, effectivement et pourquoi se priver. Quand on enregistre chez Clément, au Boss Hog Studio, on se sent comme à la maison. On y est vraiment à l'aise, Clément nous connaît bien et comprend tout à fait ce qu'on essaie de traduire musicalement. C'est par envie qu'on travaille avec lui.

Vous avez aussi fait dans le local pour l'atwork avec un très joli travail de Pierre C. Philippe, pourquoi lui et comment ça s'est passé?
Là encore, ça s'est fait naturellement, dans la proximité. On se croisait souvent et l'idée de bosser avec un pur illustrateur nous plaisait bien. On est vraiment parti de dessins cette fois ci. Avec Pierre, on s'est vu toutes les semaines pendant quelques mois pour élaborer le visuel. Pour l'histoire, les dessins qui ont servi à l'artwork d'And still no sunrise s'inspirent de photos de séquoias morts qu'il avait prises durant son voyage dans le désert californien.

Le presser en vinyle, c'est quelque chose d'important ?
C'est la première fois qu'un de nos disques sort en vinyle et dans une belle version picture en plus. On en est très fier. On est aussi super content de bosser avec Yannick de Voice Of The Unheard.

Un concert à Lille, un autre qui arrivera en décembre avec Nostromo à Béhune, ça fait peu, non ?
Trop peu c'est vrai... Il n'y aura pas que celle là quand même. D'autres dates se profilent ça et là. Nous jouons à Bruxelles avec Feroces la semaine prochaine. On risque bien de faire une date avec Lysistrata et d'autres avec Robot Orchestra en 2018.

Malgré le temps qui passe, vous avez un son très reconnaissable, vous avez été tenté de le faire évoluer ?
Au fil des albums on a tenté de faire évoluer notre musique en ajoutant sur certains morceaux, des instruments classiques comme le violon ou la trompette. Sur cet EP nous avons utilisé un harmonium indien pour l'intro. Après je suis d'accord avec toi, on a une identité sonore bien trempée et à la fin, du Tang sonne toujours comme du Tang. On fait ce qu'on sait faire.

Gael écrit les textes après l'écoute de vos compositions, vous avez essayé d'écrire dans l'autre sens ... donc faire de la musique à partir d'un texte ?
C'est une manière de faire que nous n'avons pas encore expérimenté mais que nous souhaitons pourquoi pas utiliser. Partir du sens premier du texte pour élaborer une rythmique et une mélodie, une ambiance autour. Pourquoi pas... Jusqu'à présent, Gaël s'est toujours adapté et inspiré des compos yaourt qu'on lui filait, pour écrire les textes. Ils sont donc aussi empreints de l'ambiance musicale développée dans la compo.

La boisson en poudre revient cette année dans les rayons français, vous pensez en profiter ?
Ça serait cool d'en mettre au stand merch de nos concerts. Citron, orange ou passion.

A part cette interview, qu'est-ce que Tang n'a pas encore fait et que vous rêvez de faire ?
Faire un clip vidéo. C'est en cours d'ailleurs...